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Maladie chronique

Les maladies chroniques ont longtemps été définies comme ayant une cause organique bien identifiées, comme le diabète, l’asthme, les cancers, les maladies autoimmunes, etc.

Depuis les années 1980, la définition s’est élargit avec l’apparition de nouveaux syndromes chroniques et invalidants comme la fibromylagie, la fatigue chronique, le colon irritable, etc., bien qu’aucune cause organique n’ait pas être identifiée.

Notre pensée médicale classique se heurte à une incompréhension de ces maladies chroniques fonctionnelles. Comme il s’agit d’un dysfonctionnement des organes et des systèmes, et non d’une défaillance ou d’une lésion, les analyses et l’imagerie médicale n’arrivent pas objectiver la souffrance ni à en trouver l’origine. Trop souvent, les malades s’entendent dire : « vous êtes en parfaite santé, vos analyses montrent que tout va bien ». Mais malgré tout leur souffrance est bien réelle et dure souvent depuis de nombreuses années. Notre médecine devrait avoir l’honnêteté de dire : « avec nos outils d’investigation nous ne trouvons rien, mais ça ne veut pas dire que vous n’avez rien ». Et peut-être un jour : « essayer d’aller voir un naturopathe, il soigne autrement, je n’y crois pas, mais des patients sont satisfaits et ils vont mieux » !

Aucun thérapeute n’est tout puissant, qu’il soit médecin, naturopathe ou autre. De part notre parcours et nos sensibilités, certaines maladies nous sont plus faciles à soigner. Les concepts de soins occidentaux que nous avons appris ont eux aussi leurs limites et ne correspondent pas à toutes les maladies, à tous les malades. Mais quelle que soit l’orientation médicale choisie, nous devrions avant tout chercher à aider nos patients pour trouver une solution à leur problème, même si notre rôle est juste de les aiguiller vers un autre thérapeute, même s’il soigne avec une conception différente de la nôtre.

Dans les cas des maladies chroniques fonctionnelles, la nutrition, la micronutrition, la naturopathie et l’homéopathie ont d’excellents résultats. La vision globale de la santé sur laquelle se fondent ces approches permettent une compréhension de ce qui perturbe l’homéostasie, l’équilibre et la communication harmonieuse des cellules, des organes et des systèmes. Les pathologies digestives chroniques, qu’elles soient fonctionnelles ou organiques, répondent particulièrement bien à cette approche. L’intestin et ses nombreux déréglements sont souvent au centre de ces maladies chroniques. Lorsqu’il est perturbé, il est capable de modifier les fonctionnements immunitaire, neurologique, endocrinien et finalement l’état psychologique lui-même. De nombreuses études scientifiques récentes démontrent les liens entre le système digestif et le reste de l’organisme. D’autres médecines millénaires, notamment chinoise et ayurvédique, y accordent une place centrale dans la santé. La doctoresse Kousmine avait bien compris son importance dans la maladie chronique, y compris organiques.

Dans le cas des maladies chroniques organiques, il est possible d’accompagner un traitement médical classique afin de soutenir l’organisme et de préserver la santé autant que possible. Par exemple, les effets secondaires des traitements anticancéreux peuvent être atténués par un régime alimentaire et des traitements naturopathiques. Les personnes souffrant de diabéte peuvent améliorer certains paramètre sanguin, comme l’hémoglobine glyquée, en utilisant des antioxydants spécifiques. Une oppération chirurgicale peut être préparée afin d’aider la récupération et la convalescence.

Les maladies autoimmunes tiennent une place à part au sein des maladies chroniques. Sans prétendre qu’il est possible de guérir les maladies autoimmunes, les travaux du docteur Jean Seignalet, immunologue et nutritionniste, proposent une compréhension différente de ce phénomène en constante augmentation. De nombreux malades ayant suivi son modèle alimentaire ont eu des rémissions complètes de leurs symptômes et une normalisation de leurs marqueurs biologiques.

Tous ces modèles de santé, ces concepts de soins ne sont pas incompatibles et encore moins concurrents. Ils se complètent, s’enrichissement les uns les autres. Ils devraient se mettre ensemble et communiquer pour offrir aux personnes souffrantes toutes les chances de retrouver leur santé.