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Flore intestinale

La flore intestinale est composée de très nombreuses bactéries, environ 100’000 milliards ! Une flore dominante de bonnes bactéries devraient être suffisamment développée pour contenir la flore sous-dominante contenant des bonnes, mais aussi de mauvaises bactéries.

A l’origine, l’intestin du nouveau-né ne contient pas de bactéries. Au moment de la naissance, il devrait être colonisés par les bactéries de la flore vaginale de sa mère lors du passage dans la filière génitale. Cela pose un sérieux problème en cas de naissance par césarienne car le bébé va coloniser son intestin avec les bactéries environnantes et non celles spécifiques de sa maman. Un allaitement prolongé peut rédurie l’impact négatif de ce défaut de colonisation, mais ce n’est parfois pas suffisant et l’usage de probiotiques devraient être proposés dès les premiers jours de vie et pendant plusieurs mois pour tenter d’influencer positivement ce capital santé que l’enfant gardera toute sa vie. La flore intestinale atteint son équilibre vers 2-3 ans, à peu près en même temps que la maturité immunitaire.

Durant ces 2-3 premières années de vie, l’usage d’antibiothérapie peut avoir des effets extrêmement délétères sur l’équilibre futur de cet organe à part entière qu’est la flore intestinale. Dans tous les cas, l’usage de probiotiques pour protéger la flore devrait être prescrit pendant et après le traitement d’antibiotique. Si les circonstances ont contraint à un usage répété d’antibiotiques, il est nécessaire d’envisager un traitement de fond pour corriger, dans la mesure du possible, les déséquilibres engendrés. Toutefois, l’idéal serait de privilégier en priorité des traitements naturels, voire intégratifs, afin de ne recourir aux antibiotiques qu’en cas d’absolue nécessité. Cela permettrait aussi d’agir sur le phénomène d’antibiorésistance qui se développe actuellement.

L’alimentation joue également un rôle direct sur la flore intestinale. Certains aliments nourrissent les bonnes bactéries, d’autres les néfastes. Une alimentation déséquilibrée sur une longue période va inévitablement modifier l’équilibre de cette écosystème complexe et délicat.

Dans les cas les plus lourds, le recours à des lavements ou à des irrigations coloniques s’avèrent une aide précieuse pour éliminer rapidement les mauvaises bactéries et décharger l’organisme des toxines qu’elles produisent.