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Burnout

Dans une société des plus exigeante, où les besoins fondamentaux sont de moins en moins écoutés, le burn-out fait naturellement parler de lui.

Face à la chronicité de certains symptômes consécutifs au burnout et à la lenteur de récupération des personnes atteintes, la médecine fonctionnelle peut apporter une aide précieuse.

Dans sa dimension psychologique, le burnout est relativement bien connu. Il s’agit d’un état d’épuisement apparu suite à un surmenage, professionnel, personnel, familial, sportif ou autre. La fatigue s’installe, la concentration devient difficile, des oublis apparaissent, les performances intellectuelles semblent moins vives, le moral baisse ainsi que la motivation et le plaisir dans ses activités quotidiennes, etc.

Au niveau physique, il peut y avoir des symptômes inhérents au stress chronique précédent le burnout. Cette phase est appelée le « burn-in ». Elle peut durer plusieurs années, fréquemment 3 à 5 ans, parfois un peu plus, souvent un peu moins si les stress chroniques sont très intenses. Durant cette phase, peuvent apparaître : des palpitations, une oppression thoracique, des troubles digestifs, des brûlures d’estomac, des insomnies, des maux de tête, des problèmes de dos, bref de très nombreux symptômes liés à la somatisation de ce stress chronique.

L’être humain n’est pas prévu pour des stress de longues, voire très longues périodes. Dans un premier temps, certaines hormones et certains neurotransmetteurs vont augmenter pour faire face à cette tension accrue. Cela donne une énergie décuplée pour faire face à l’épreuve et trouver rapidement une solution. Mais si le stress se poursuit, ce mécanisme devient toxique pour l’organisme, ça le dérgèle et ça l’use. Fréquement, les hormones du sommeil sont perturbées, l’appétit change, la consommation de café augmente, une prise ou une perte de poids s’installe. C’est un véritable cercle vicieux qui accélère le processus vers le burnout.

Lorsque le corps a vidé ses réserves d’énergie, les hormones et les neurotransmetteurs du stress chronique chutent brutalement, créant un état d’épuisement extrêmement profond qu’on appelle le brunout. De nouveaux symptômes surviennent correspondant à cet état d’épuisement à tous les niveaux. Les réserves ont été brûlées jusqu’au bout et il va falloir les restaurer patiemment pour remonter la pente.

La prise en charge s’articule autour de deux axes :

  • un soutien psychologique et comportemental. Le but est d’identifier les shémas qui ont conduit au surmenage et de mettre en place une stratégie qui crée les meilleures conditions pour la récupération, mais surtout qui évite les rechutes. Il existe des normes précises et des études scientifiques qui éclairent les besoins de la majorité des êtres humains. Le sommeil, l’alimentation, l’exercice physique, les loisirs sont autant de ressources qui peuvent être mises en place pour revenir à une vie « normale »
  • un soutien physiologique et nutritionnel. Le but est de réparer les organes qui se sont usés dans le surmenage et de recharger les stocks de micronutriments. Les glandes surrénales sont au premier rang. Leur production hormonale de cortisol peut baisser et rester à des niveaux insuffisants pendant de longues périodes, des mois voire des années, si elles ne sont pas soutenues et stimulées. Les stocks de dopamine sont également réduit, ainsi que ceux de sérotonine et parfois de GABA. La nature offre des acides aminés, des vitamines et des plantes spécifiques permettant d’agir sur ces maillons affaiblis afin de les ramener à des niveaux optimaux.

Dans sa dimension psychologique le burnout est maintenant bien compris. Par contre sa dimension biologique est encore très mal évaluée, malgré des analyses de laboratoires extrêmement fiable comme le Chronoscreen, et des moyens thérapeutiques efficaces. Pour aller plus loin, l’ouvrage du Dr James Wilson est très instructif  : « L’adrénaline, trop c’est trop. Le syndrome du stress du 21e siècle  » Les Editions du mieux-être.